La géologie
Il est relativement difficile de dégager une unité dans les formations géologiques du Pays Voironnais ce qui induit le manque d’unité au niveau de sa géographie physique.
Nous nous trouvons dans une région sédimentaire dont les terrains vont du secondaire au quaternaire. Nous ne sommes plus dans les Alpes Sensu stricto puisque celles-ci débutent à la Cluse de Voreppe mais dans une région périphérique qui s’étend jusqu’au Rhône à l’ouest.
Les communes du Pays Voironnais situées à l’est et au sud de Voiron s’appuient ou font partie d’une zone montagneuse secondaire (jurassique et crétacé) : il s’agit de la Montagne du Ratz et du Massif de Chartreuse séparés par la dépression de Voreppe et s’inclinant tous deux en direction de la plaine alluviale de l’Isère.
Les calcaires abondants dans ces deux massifs ont donné lieu à l’exploitation de nombreuses carrières.
La montagne du Ratz ne fait pas partie des Alpes mais du Jura dont c’est le chaînon le plus méridional caractérisé par un relief jurassien.
En dehors de cette zone montagneuse nous nous trouvons dans une région de colline, de plaines et de vallées.
A l’ère tertiaire, au miocène, les Alpes qui maintenant émergent sont entourées par le sillon périalpin occupé par une mer peu profonde dans laquelle viennent se jeter de nombreux torrents dévalant des montagnes plus à l’est. Ces torrents transportent d’énormes quantité de matériaux, surtout des sables qui vont se sédimenter dans la mer : ces sables réunis par un ciment calcaire forment un grès : la molasse. Parfois des galets se mélangent avec ces dépôts sableux ce qui donnera des poudingues. Ces sédiments constituent les collines entourant Voiron comme la Bavonne ou la Vouise et forment le soubassement des dépôts glaciaires quaternaires.
En effet à deux reprises des périodes de fort refroidissement vont affecter la France : ce sont les périodes glaciaires de l’ère quaternaire séparées par des périodes de réchauffement appelées périodes interglaciaires Les deux glaciations qui se sont succédées sont le Riss ( -300 000 à – 120 000 ans), la plus étendue et le Wurm (-10 000 à – 80 000 ans). On reconnaît les dépôts glaciaires par les blocs erratiques volumineux, d’origine lointaine, les galets striés, les argiles, le tout non stratifiés et non calibrés. On peut retrouver dans le paysage les moraines de fond, les moraines frontales et latérales. Au moment de la fonte des glaciers pendant les périodes inter-glaciaires ces matériaux sont à nouveau transportés et remaniés par les eaux de fonte, ils constituent les alluvions fluvio-glaciaires et fluviatiles que l’on va retrouver en abondance dans toute notre région et en particulier dans la plaine de Bièvre. C’est ainsi que le paysage est entrecoupé de terrasses, de chenaux où s’écoulaient les eaux de fonte. La plaine de Bièvre, le seuil de Rives constituent de très bons exemples de topographie glaciaire.
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carte montrant l'extension des langues des glaciers alpins |
| source : site internet GEOL-ALP.COM | |
Pour en savoir plus, consulter les feuilles des cartes géologiques au 1/50000ème de Grenoble et Voiron, vendues par le BRGM.
Vous pouvez également vous rendre sur le site du CREN, et téléchargez l'inventaire du patrimoine géologique de la région Rhône-Alpes.

